Publié le 16 novembre 2025·7 min de lecture·★ LABEL STAR
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Au sein de IRDL, Oumaima Salhi a évalué les risques environnementaux des microplastiques et nanoparticules sur les organismes aquatiques.

L'Essentiel : Au sein de IRDL, Oumaima Salhi a évalué les risques environnementaux des microplastiques et nanoparticules sur les organismes aquatiques.

Oumaima Salhi, chercheur·e au sein de IRDL (Institut National Polytechnique de Bretagne).

Thèse soutenue en 2025 à l'école doctorale École doctorale Sciences Pour l'Ingénieur (Lorient ; 2022-....).

Référencée dans le réseau ABES/STAR, cette thèse répond aux critères de rigueur de l'enseignement supérieur français.

La pollution marine, en particulier celle liée aux plastiques, est devenue une problématique pressante qui nécessite une attention immédiate. Les océans, qui couvrent plus de 70 % de notre planète, sont aujourd'hui envahis par des millions de tonnes de déchets plastiques. Cette situation alarmante ne se limite pas seulement à la pollution visuelle, mais elle a des conséquences profondes sur la biodiversité marine et, par extension, sur la santé humaine. Les microplastiques, ces petites particules de plastique de moins de 5 mm, sont omniprésents dans nos écosystèmes aquatiques, posant des risques non seulement pour la biodiversité, mais aussi pour la santé humaine. Oumaima Salhi, au sein de l'IRDL, a mené une étude approfondie sur les interactions entre microplastiques, nanoparticules métalliques et cadmium, un métal lourd reconnu pour sa toxicité. Cette recherche vise à comprendre comment ces contaminants interagissent et affectent les organismes marins, notamment les bivalves et le phytoplancton, qui sont des éléments essentiels de la chaîne alimentaire marine.

Les résultats préliminaires de cette thèse mettent en lumière des mécanismes d'interaction complexes. Par exemple, les microplastiques peuvent agir comme vecteurs pour les nanoparticules métalliques, augmentant ainsi leur toxicité. Cela soulève des questions critiques sur la sécurité des ressources maritimes que nous consommons. En effet, les bivalves, souvent consommés par les populations côtières, peuvent accumuler ces contaminants, ce qui pose un risque direct pour la santé humaine. De plus, les nanoparticules métalliques, en raison de leur taille réduite, peuvent pénétrer facilement dans les cellules des organismes marins, perturbant ainsi leurs fonctions biologiques. Les implications de ces découvertes sont vastes, touchant à la fois la santé des écosystèmes aquatiques et la sécurité alimentaire des populations côtières.

Il est impératif de renforcer les réglementations concernant l'utilisation des plastiques et des nanoparticules. Les pays d'Afrique de l'Ouest, y compris le Bénin, doivent adopter des politiques plus strictes pour limiter la production et l'utilisation de plastiques à usage unique. Par exemple, des initiatives comme l'interdiction des sacs plastiques dans certains pays de la région montrent qu'il est possible d'agir. Les résultats de cette recherche soulignent également la nécessité de sensibiliser le public aux dangers des polluants environnementaux. La sensibilisation peut passer par des campagnes éducatives dans les écoles et les communautés, afin de promouvoir des comportements responsables vis-à-vis de l'environnement. Les initiatives de dépollution doivent être soutenues par des politiques publiques robustes, intégrant des mesures préventives et des stratégies de gestion durable des ressources aquatiques.

En outre, il est essentiel d'encourager la recherche et l'innovation dans le domaine des alternatives aux plastiques. Le développement de matériaux biodégradables ou de systèmes de recyclage efficaces pourrait réduire considérablement la quantité de plastiques entrant dans nos océans. Les gouvernements, les entreprises et les chercheurs doivent collaborer pour trouver des solutions durables qui répondent aux besoins économiques tout en protégeant notre environnement.

En conclusion, cette thèse ne se limite pas à une simple évaluation des risques. Elle propose des recommandations stratégiques pour une gestion durable des ressources aquatiques, en appelant à une action collective pour protéger notre environnement. Les décideurs doivent prendre en compte ces résultats pour élaborer des politiques qui répondent aux défis environnementaux contemporains. La lutte contre la pollution marine est un enjeu global qui nécessite une coopération internationale, notamment entre les pays d'Afrique de l'Ouest, pour partager les meilleures pratiques et les technologies innovantes. En agissant ensemble, nous pouvons espérer un avenir où nos océans seront préservés pour les générations futures.

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Sources et accès

Oumaima Salhi. Évaluation de risques environnementaux de micro et macroplastiques en interaction avec des nanoparticules métalliques ou du cadmium sur les organismes aquatiques.. Génie des procédés. Université de Bretagne Sud; Université de Tunis El Manar, 2025. Français. ⟨NNT : 2025LORIS740⟩. ⟨tel-05497072⟩